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Le Comite national francais de la Decennie des nations Unies de l'education pour le developpement durable

La Décennie est mise en œuvre dans chaque pays par un comité dont la composition et le niveau d'action varient selon la construction administrative et politique. En France, le comité est un comité national qui compte actuellement 45 membres.

Le comité national français a été officiellement installé le 11 octobre 2005 par Gilles de ROBIEN, ministre de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche et par Nelly OLIN, ministre de l'écologie et du développement durable.

Le comité national français tel qu'il est constitué vise à être à la fois légitime, en réunissant des instances et organismes reconnus pour leur action dans les champs du développement durable, et représentatif des différentes composantes de notre Société en rassemblant de manière équilibrée des acteurs de l'Etat, des collectivités territoriales, du monde de l'entreprise et de la société civile. Cette composition permet au comité d'être en prise avec les enjeux de cette Société et bien relayé dans celle-ci grâce à ses possibilités de mobilisation nationale autour de l'éducation pour le développement durable.

Le comité est étroitement associé aux diverses agences des Nations Unies, au premier rang desquelles se trouve l'UNESCO avec laquelle le lien est assuré par le secrétariat général de la Commission française pour l'UNESCO.

Quels sont les rôles et les objectifs de ce comité ?
Ce comité a pour but de définir, en matière d'éducation pour le développement durable, de grandes orientations qui se développeront dans le cadre de la Décennie en s'appuyant à la fois sur les recommandations de l'UNESCO et sur l'existant en matière d'EDD, en faisant tout particulièrement référence aux initiatives développées dans le cadre de la Stratégie nationale de Développement Durable et en liaison avec la loi constitutionnelle relative à la Charte de l'environnement.

Six démarches sont particulièrement privilégiées :

• Rendre plus central le rôle joué par l’éducation initiale et la recherche dans la mise en oeuvre du développement durable en initiant, dès le plus jeune âge, un processus apprenant qui se poursuivra tout au long de la vie.
• Prendre globalement en compte les diverses dimensions du développement durable : environnement, socio-économie, culture, et développer les passerelles entre ces dimensions afin de faciliter la liaison et la mise en réseaux, les échanges et les interactions entre les parties prenantes de l’EDD.
• Proposer aux divers publics, dans le cadre de leurs activités, des espaces et des dispositifs d'apprentissage et de sensibilisation les conduisant à une meilleure appropriation du développement durable dans leurs activités professionnelles, familiales et de loisir.
• Mettre en place des indicateurs de suivi des actions d'éducation et prendre en compte les mutations rapides de notre société afin de faire évoluer ces actions pour mieux répondre aux besoins actuels et futurs, notamment en termes de bonnes pratiques et de définition de nouveaux emplois se rapportant au développement durable.
• Réaliser des manifestations de portée locale, nationale ou internationale en liaison avec l'EDD, que ce soit dans le champ de la recherche action, de l'éducation ou de l'information des divers publics.
• Enfin, participer au renforcement de la coopération internationale en matière d'EDD, notamment par le biais des autres comités de la Décennie.

En fonction de ces objectifs, le comité français a pour rôle de proposer diverses actions tout en gardant à l'esprit que le programme de la Décennie doit, d'une part, s'inscrire dans la continuité et la durée et, d'autre part, être flexible et modulable à la fois en raison de la diversité des acteurs mais également de l'évolution rapide du monde dans lequel nous évoluons. La mise en œuvre de ces diverses actions passe par trois étapes : l'identification, la proposition, l'évaluation :

> l'identification :
De multiples initiatives existent en matière d'EDD, qu'elles émanent de l'État, des milieux industriels, des collectivités territoriales ou de la société civile, qu'elles s'exercent à l'échelle locale, territoriale, nationale, voire internationale. Il est important de répertorier ces initiatives, qu'elles procèdent d'une démarche ascendante ou descendante, de les analyser et d'en tirer tous les enseignements en termes de résultats opérationnels mais également d'identifier les obstacles et les solutions concrètes qui ont été apportées. Les instances et organismes représentés dans ce comité ont accompli de nombreuses avancées qui permettront de dresser un premier bilan.

> les propositions :
Le comité doit pouvoir faire émerger rapidement un certain nombre de propositions afin d'instaurer le concept de développement durable dans tous les secteurs de l'éducation, de la formation et de l'information en France. Ces propositions constitueront le Plan national d'action pour la France qui permettra à la France de progresser de manière significative dans la prise en compte du développement durable. Ce plan national devrait être ébauché à l'occasion du Colloque de Paris en juin 2006 et arrêté à la fin 2006.

> l'évaluation :
Il est important d'évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la Décennie conformément au programme de travail retenu par le comité. Dans ce but, le comité national français constituera en son sein un groupe d'experts chargés d'identifier et d'appliquer des indicateurs pour mesurer l'efficacité de la mise en œuvre de la Décennie et faire des propositions pour retenir divers dispositifs réglementaires et opérationnels. Ce groupe d'expert sera en liaison avec le groupe d'expert de la Commission économique européenne des Nations Unies, groupe auquel participe la France, mais également avec les programmes de la CEE ou avec les organismes chargés d'étudier les performances environnementales comme l'OCDE.

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